Non, le malus au poids ne s'applique pas aux voitures électriques depuis juillet 2026. Voté par la loi de finances 2025, il a été abrogé par celle de 2026…
Données source : prix-carburants.gouv.fr
Périmètre : données, prix et réglementation pour la France métropolitaine. Les montants et obligations cités ne s'appliquent pas hors de France.
« Depuis le 1er juillet 2026, les voitures électriques sont soumises au malus au poids. » On lit cette phrase sur de nombreux sites de fiscalité automobile. Elle est fausse. Aucun véhicule électrique n'a jamais payé cette taxe, et aucun ne la paie aujourd'hui.
La mesure a été votée par la loi de finances 2025, puis abrogée par la loi de finances 2026 avant son entrée en vigueur. Les véhicules 100 % électriques restent totalement exonérés de la taxe sur la masse en ordre de marche, quelle que soit leur masse.
La loi de finances 2025 avait voté l'assujettissement des véhicules électriques à la taxe sur la masse en ordre de marche, assorti d'un abattement de 600 kg destiné à neutraliser le poids de la batterie, pour une application au 1er juillet 2026.
La loi de finances pour 2026, soit la loi n° 2026-103 du 19 février 2026, a abrogé cette disposition avant toute application. Le 1er juillet 2026 est donc passé sans qu'aucun véhicule électrique ne soit taxé sur ce fondement.
Le motif est explicite dans le débat budgétaire : la filière automobile, confrontée à un ralentissement des ventes de véhicules neufs, a obtenu que le signal-prix ne soit pas dégradé au moment même où les aides à l'achat reculent.
La fiscalité à l'immatriculation d'un véhicule de tourisme comporte deux instruments environnementaux qu'il faut distinguer. La taxe sur les émissions de dioxyde de carbone, dite « malus CO2 », est assise sur les émissions à l'échappement — nulles pour un véhicule 100 % électrique, qui n'en est donc pas redevable. La taxe sur la masse en ordre de marche, dite « malus au poids », est assise sur la masse du véhicule : c'est celle dont l'extension aux électriques a été abrogée.
Un véhicule 100 % électrique échappe donc aujourd'hui aux deux. C'est un point qui pèse dans une comparaison d'achat, en particulier sur les gros SUV et les familiales à grosse batterie, qui étaient les premières visées par la mesure abandonnée.
Le cas est instructif, parce que l'information fausse n'est pas inventée : elle est périmée. La mesure a réellement été votée, des dizaines d'articles l'ont annoncée en 2025 avec des barèmes et une date, et ces contenus sont restés en ligne. Peu d'entre eux ont été relus à la lumière de la loi de finances suivante.
C'est la règle générale en fiscalité automobile : tout change chaque année, au moment de la loi de finances — malus, exonérations, taxe régionale sur les certificats d'immatriculation. Une information de plus de douze mois doit être considérée comme suspecte tant qu'elle n'a pas été confrontée au texte en vigueur.
Identifiez d'abord la motorisation exacte : l'exonération porte sur les véhicules 100 % électriques. Un hybride rechargeable relève d'un régime différent et peut être concerné par les malus. Vérifiez ensuite le millésime du texte cité par votre source : un article qui mentionne un abattement de 600 kg décrit un dispositif abrogé.
Pour une flotte, raisonnez enfin au niveau de la taxe réellement exigible. En 2026, l'échéance qui coûte cher à une entreprise n'est pas un malus, c'est la taxe annuelle incitative LOM, votée, chiffrée et due dès le seuil de 100 véhicules légers.
Même mécanique de rumeur, même réponse. Aucune taxe kilométrique sur les véhicules électriques n'est votée en France, aucune date n'existe, et Bercy a démenti tout projet en août 2026. Le dispositif décrit par la presse est britannique et s'appliquera en 2028. Le détail, sources primaires à l'appui, figure dans notre mise au point sur la taxe au kilomètre.
Pour la décision d'achat elle-même, ces exonérations ne sont qu'une ligne du calcul : le coût d'usage pèse davantage. Voir notre comparaison voiture électrique ou essence et, si vous circulez en zone à faibles émissions, notre guide Crit'Air et classes ZFE.
Non. Les véhicules 100 % électriques restent totalement exonérés de la taxe sur la masse en ordre de marche en 2026. L'entrée en vigueur prévue au 1er juillet 2026 a été abrogée par la loi de finances pour 2026 avant toute application : aucun véhicule électrique n'a jamais été taxé sur ce fondement.
Parce que la mesure a bel et bien été votée par la loi de finances 2025, avec un abattement de 600 kg au titre de la batterie et une application au 1er juillet 2026. Les contenus rédigés en 2025 sont restés en ligne, et beaucoup ont été recopiés sans être confrontés au texte de la loi de finances suivante, qui l'a supprimée.
La loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026. Elle est revenue sur la disposition votée l'année précédente, sous la pression d'une filière automobile confrontée au ralentissement des ventes de véhicules neufs.
Non plus. La taxe sur les émissions de dioxyde de carbone est assise sur les émissions du véhicule à l'échappement, qui sont nulles pour un véhicule 100 % électrique. Malus CO2 et malus au poids sont deux taxes distinctes, dues au moment de l'immatriculation.
Non, aucune n'est votée en France, et le ministère de l'Économie a démenti tout projet en août 2026. Le dispositif de taxe au kilomètre décrit par la presse est britannique, applicable en 2028.