Le gazole représente 55 % des carburants vendus en France. Carte interactive des prix en temps réel, régions les moins chères, hypermarché vs autoroute.
Données source : prix-carburants.gouv.fr
Périmètre : données, prix et réglementation pour la France métropolitaine. Les montants et obligations cités ne s'appliquent pas hors de France.
Chiffres relevés le 8 septembre 2026 sur les ~11 000 stations du fichier officiel prix-carburants.gouv.fr, moyenne nationale des 7 derniers jours.
Le gazole reste le carburant le plus vendu en France. Sur la semaine du 25 juillet au 1er août 2026, sa moyenne nationale s'établit à 2,193 €/L, en hausse de près de 30 centimes sur trente jours.
L'amplitude compte davantage que la moyenne : selon la région, l'enseigne et le moment, le prix va d'environ 2,05 € à 2,45 € le litre. Sur un plein de 60 litres, ces 40 centimes d'écart représentent 24 € — pour exactement le même produit.
Fait notable pour qui raisonne encore sur les repères anciens : le gazole est aujourd'hui plus cher que l'essence, le SP95-E10 se situant à 2,029 €/L et le SP95 à 2,074 €/L. L'avantage historique du diesel à la pompe a disparu.
Le brut et les taxes sont identiques pour toutes les stations de France. Tout l'écart entre un hypermarché et une station d'autoroute tient donc à la seule marge — c'est la seule variable sur laquelle un automobiliste puisse agir.
Les prix sont structurellement plus bas dans les régions proches des raffineries et des grands ports pétroliers — façade normande, Pays de la Loire, Hauts-de-France — où l'on observe régulièrement 3 à 7 centimes sous la moyenne nationale.
À l'inverse, l'Île-de-France paie ses coûts immobiliers et logistiques, les régions à forte fréquentation touristique une demande saisonnière, et la Corse son acheminement maritime, avec un surcoût de 15 à 25 centimes par rapport au continent. En zone de montagne, les stations de station pratiquent des prix élevés en saison.
Ces écarts sont durables : ils tiennent à la géographie de l'approvisionnement, pas à des décisions commerciales ponctuelles.
Les hypermarchés vendent le carburant comme produit d'appel, avec des marges très faibles voire nulles. Le résultat est constant et mesurable :
La règle pratique tient en une phrase : sur un long trajet, faire le plein avant l'autoroute. Le calcul à vérifier n'est pas le temps du détour mais sa rentabilité — un détour de 5 km consomme moins d'un euro de carburant, à comparer aux 12 à 21 € d'écart.
L'écart entre lundi et vendredi sur une même station est de 1 à 3 centimes. Modeste sur un plein, il représente 10 à 25 € sur une année de pleins réguliers — obtenus sans le moindre effort, simplement en déplaçant l'habitude.
Le prix du gazole dépend avant tout du cours du brut et du taux de change euro-dollar. Un euro faible amplifie mécaniquement toute hausse du baril à la pompe française, indépendamment de ce qui se passe sur le marché pétrolier lui-même.
Côté hausse : les décisions de réduction de production des pays exportateurs, une demande asiatique soutenue, et des raffineries européennes sous tension sur les distillats moyens. Côté baisse : la progression du parc électrique, qui réduit lentement la demande, et tout ralentissement de la croissance mondiale.
Le retour aux niveaux d'avant l'épisode inflationniste, autour de 1,40 €/L, est considéré comme très improbable. Le seuil des 2 €/L, longtemps symbolique, est désormais durablement franchi.
Les immatriculations neuves de diesel sont passées de 70 % du marché au début des années 2010 à moins de 15 % aujourd'hui. Mais le parc existant reste massivement diesel : environ 12 millions de voitures particulières, auxquelles s'ajoutent la quasi-totalité des utilitaires et des poids lourds.
La demande de gazole restera donc forte pendant encore huit à douze ans, même si sa part recule chaque année. Pour un propriétaire de diesel, deux conséquences pratiques : continuer à optimiser ses pleins, et anticiper le remplacement du véhicule si l'on circule régulièrement dans une métropole où les restrictions de circulation se durcissent.
Historiquement, le gazole bénéficiait d'une fiscalité allégée. Ce différentiel a été réduit progressivement depuis 2015 : la taxe intérieure sur le gazole, autour de 60 centimes, reste inférieure à celle du SP95, autour de 68 centimes, mais l'écart ne suffit plus à compenser deux autres facteurs — une marge de raffinage sur les distillats moyens souvent plus tendue, et une marge distributeur parfois plus élevée sur le diesel.
Résultat : le classement s'est inversé en moyenne nationale, et il varie désormais d'une station à l'autre. C'est une raison supplémentaire de vérifier les deux prix plutôt que de se fier à un réflexe ancien.
La dénomination officielle européenne est « Gazole B7 », indiquant jusqu'à 7 % d'ester méthylique d'huile végétale. C'est ce que tout le monde appelle simplement « diesel » en France, et il est compatible avec tous les moteurs diesel produits depuis 1995. La mention B7 sur la pompe n'indique donc ni une variante ni un carburant dégradé.
En 2026, le gazole est en moyenne à 2,19 €/L (relevé du 1er août 2026). Les hypermarchés pratiquent environ 2,00 €/L, les stations de marque environ 2,25 €/L, et les stations autoroutières jusqu'à 2,45 €/L.
La carte CarburantIQ (carburantiq.fr/carte) affiche les prix en temps réel de toutes les stations françaises. Les hypermarchés Leclerc, Intermarché et Carrefour sont les moins chers — jusqu'à 30 à 40 cts/L de moins qu'une station autoroutière.
Environ 60 % du prix à la pompe sont des taxes (TICPE + TVA). La remontée des cours du pétrole brut et la fin des ristournes fiscales exceptionnelles expliquent la hausse par rapport à 2022-2023.